December 1, 2007

L'Art de la guerre de Sun-Tzu

Comment avoir une attitude victorieuse dans la bataille des affaires ?

Ecrit au Vème siècle avant Jésus-Christ par Sun Tzu, l’ « Art de la guerre » est l’un des plus rares et plus anciens manuscrits qui restent encore à l’étude jusqu’à aujourd’hui.

Ecrit comme une sorte de « guide » pour les dirigeants de l’époque pour  mener leurs conquêtes, cet ouvrage demeure aussi digne d’intérêt dans tous les domaines où il y a « guerre » et « bataille », comme le monde des affaires.

L’attitude victorieuse selon Sun Tzu

Le principe de l’enseignement de Sun Tzu repose sur la « victoire sans combat », c’est-à-dire obliger l’ennemi à capituler et à déposer les armes, voire même à en faire un  allié.

En analogie avec le monde du business, cette philosophie « sun-tzunienne » semble être à l’origine des fusions, des rachats d’entreprise. Au lieu d’essayer de battre un concurrent sur le terrain, une entreprise peut choisir de « l’intégrer » dans sa structure afin de pouvoir contrôler ses actions et – en même temps – de profiter de ses capacités.

En y réfléchissant plus profondément, cette « attitude » est bien digne d’être qualifiée de « victorieuse » parce qu’elle est peut-être la façon la plus intelligente pour mener une bataille. En effet, à quoi sert de se battre à couteaux tirés et encaisser des pertes dans les 2 camps ? A quoi sert de mettre en œuvre des moyens faramineux pour au final constater que ce ne fût qu’un grand coup d’épée dans l’eau et que le concurrent s’en est sorti sans mal ?

Au contraire, arriver à convaincre l’ennemi que bataille ne doit pas avoir lieu est un « résultat stratégique » incomparable. Dans son ouvrage, Sun-Tzu expose des théories pour parvenir à cette fin, des théories qui sont basées sur la ruse, l’espionnage.

L’attitude victorieuse suggérée par Sun-Tzu repose sur la connaissance de l’ennemi et – plus important encore – de soi-même. Il s’agit de s’adapter à la stratégie de l’ennemi (ou du concurrent), de connaître quelles sont ses aspirations, jusqu’où il peut et est prêt à aller dans la bataille, quelles sont les concessions qu’il peut accepter de faire.

C’est en connaissance de ces données que – selon l’ouvrage de Sun-Tzu – le stratège doit élaborer son « plan de bataille ». Mais plus important encore, le stratège doit se connaître lui-même, doit connaître jusqu’où ses forces et ses capacités peuvent le mener et finalement doit être conscient de ses faiblesses – avant même de connaître les faiblesses de l’adversaire.

L’idée véhiculée par Sun-Tzu est que « une victoire ne peut en être une en présence d’une dévastation totale » et on ne peut qu’être d’accord sur cette philosophie. Justement, à quoi peut bien servir un ennemi réduit en cendres ? et quel bénéfice peut-on tirer d’une bataille victorieuse où la moitié des troupes a été décimée ? Seul un résultat sans gaspillage et sans pertes de moyens peut être qualifié de « victoire intelligente » et la bonne « attitude victorieuse » est celle qui recherche incessamment ce type de victoire.

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